Les Marionnettes de Yaya Koulibali.
Par Benoit Fray, mercredi 26 décembre 2007 à 11:54 :: General :: #51 :: rss
Le Mali a intégré depuis longtemps l'art du théâtre à sa culture et à ses traditions.
Cet art s'exporte même au-delà de ses fontières notamment grâce à Yaya Koulibali.
Cet homme, d'une cinquantaine d'années, a monté de nombreux spectacles dans le monde entier et a participé à un grand nombre de rassemblements lui apportant une reconnaissance internationale.
Bary, un de nos amis étudiant du Conservatoire, entretient de bonnes relations avec ce grand homme et sa famille depuis son enfance. C'était donc une opportunité extraordinaire d'essayer de le rencontrer chez lui.
Nous avons eu cette formidable chance. Ainsi, Balla et les filles se sont retrouvés en compagnie de Bary un dimanche matin aux portes de sa maison. Celle-ci se trouve au sud-est de Bamako dans un coin reconnu pour abriter de nombreux artistes maliens.
Yaya Koulibali n'était pas là, mais tous ses enfants et ses marionnettistes se sont empressés de nous faire visiter les lieux sachant que Bary leur avait parlé de notre venue.
On est donc arrivés dans une cour où se trouvait l'atelier de fabrication des marionnettes. Une toiture en paille protégeait du soleil la zone de travail où étaient posés, à même le sol, les outils pour tailler le bois au milieu des copeaux de bois.

Plus loin, il y avait les tissus en dépôt et les armatures des futures marionnettes. De l'autre côté, se trouvaient d'immenses marionnettes destinées aux festivals traditionnels de villages. Celles-ci sont manipulées par une personne située à l'intérieur.


Enfin, au milieu de tout cela se trouvait un vieux bouc vivant sans doute ses derniers instants avant la fête de Tabaski. Bonne chance mon gars!
L'un des enfants a ensuite ouvert un petit garage où se trouvaient un nombre incroyable de marionnettes. Celles-ci semblaient attendre depuis quelque temps que quelqu'un vienne les actionner vu la poussière qui s'accumulait sur leur membres en bois.
On hallucinait un peu de voir tout cela.

Puis un de ses enfants, nous a emmenés en direction de la maison. C'est sans doute la maison la plus haute que nous ayons vu dans Bamako. Celle-ci était faite de 3 étages.
On monte directement au premier étage pour tomber nez-à-nez avec une dizaines des autres marionnettes. Des marionnettes aux multiples visages. On nous expliqua qu'il existe dans ces stocks 3 sortes de marionnettes : les marionnette à manches, les marionnettes que l'on manipule avec des ficelles et les marionnettes abritant leur propre marionnettiste (de taille plus importante).


On les regarde toutes attentivement. Puis le fils de l'artiste nous montre une marionnette toute particulière. Celle-ci est assise bien sagement sur un canapé. Il s'agit d'une représentation de son grand-père décédé qui, lui aussi était éminemment reconnu dans le milieu du théatre. On s'arrête devant elle et on finit par penser qu'elle est vivante. C'est fou comment ces morceaux de bois et de tissu deviennent peu à peu vivants dans nos esprits.

Puis tout le monde s'engouffre vers l'escalier pour monter à l'étage du dessus. On est complètement époustoufflés : il y a encore plus de marionnettes qu'à l'étage inférieur! Là encore avec plein de représentations différentes. On demande alors combien de marionnettes il y a ici et le jeune homme nous répond avec un grand sourire qu'il y en a plus de 7500 entreposées dans cette maison. C'est complètement dingue et ça ferait baver n'importe quel passionné de marionnettes. Les grands enfants que nous sommes sont en tout cas totalement sous le charme.



Chacun se disperse de nouveau pour fouiller au milieu de l'immense tas. On s'arrête sur chaque visage en en décortiquant l'expression et en appréciant le travail réalisé.
On est vraiment impressionnés par cette diversité. Nous sommes dans un véritable musée privé.




On monte à l'étage du dessus où bien sûr, il y a encore de nombreuses marionnettes. On n'en finit plus.
On arrive enfin sur la porte donnant sur la terrasse. C'est bien le seul endroit de la maison où il n'y a pas de pantin entreposé. Ah finalement si, même ici on peut trouver dans un coin de la terrasse une bande de marionnettes devant le beau paysage de Bamako et du Niger. C'est vraiment génial. On profite du plein air et du soleil qui est toujours là tout en écoutant le fils de l'artiste nous parler de son père et de leurs futures réalisations.


On redescend vers l'atelier, où un marionnetiste de Yaya Koulibali nous rejoint en Jakarta. Celui-ci nous explique plus en profondeur le métier qu'il pratique, de son rôle dans les traditions et les mythes qui tournent autour de certaines marionnettes-clefs. Nous avons écouté avec passion tout en regardant au milieu de la cour un jeune apprenti animer un pantin à tête de lapin. Puis ce fut le moment du départ après que nous les ayons abondamment remerciés pour leur gentillesse et pour nous avoir offert un très bon moment d'évasion.





Ce fut encore pour nous un moment magique et impensable à la fois, qui n'en finit plus d'alimenter notre imagination.
Cet art s'exporte même au-delà de ses fontières notamment grâce à Yaya Koulibali.
Cet homme, d'une cinquantaine d'années, a monté de nombreux spectacles dans le monde entier et a participé à un grand nombre de rassemblements lui apportant une reconnaissance internationale.
Bary, un de nos amis étudiant du Conservatoire, entretient de bonnes relations avec ce grand homme et sa famille depuis son enfance. C'était donc une opportunité extraordinaire d'essayer de le rencontrer chez lui.
Nous avons eu cette formidable chance. Ainsi, Balla et les filles se sont retrouvés en compagnie de Bary un dimanche matin aux portes de sa maison. Celle-ci se trouve au sud-est de Bamako dans un coin reconnu pour abriter de nombreux artistes maliens.
Yaya Koulibali n'était pas là, mais tous ses enfants et ses marionnettistes se sont empressés de nous faire visiter les lieux sachant que Bary leur avait parlé de notre venue.
On est donc arrivés dans une cour où se trouvait l'atelier de fabrication des marionnettes. Une toiture en paille protégeait du soleil la zone de travail où étaient posés, à même le sol, les outils pour tailler le bois au milieu des copeaux de bois.

Plus loin, il y avait les tissus en dépôt et les armatures des futures marionnettes. De l'autre côté, se trouvaient d'immenses marionnettes destinées aux festivals traditionnels de villages. Celles-ci sont manipulées par une personne située à l'intérieur.


Enfin, au milieu de tout cela se trouvait un vieux bouc vivant sans doute ses derniers instants avant la fête de Tabaski. Bonne chance mon gars!
L'un des enfants a ensuite ouvert un petit garage où se trouvaient un nombre incroyable de marionnettes. Celles-ci semblaient attendre depuis quelque temps que quelqu'un vienne les actionner vu la poussière qui s'accumulait sur leur membres en bois.
On hallucinait un peu de voir tout cela.

Puis un de ses enfants, nous a emmenés en direction de la maison. C'est sans doute la maison la plus haute que nous ayons vu dans Bamako. Celle-ci était faite de 3 étages.
On monte directement au premier étage pour tomber nez-à-nez avec une dizaines des autres marionnettes. Des marionnettes aux multiples visages. On nous expliqua qu'il existe dans ces stocks 3 sortes de marionnettes : les marionnette à manches, les marionnettes que l'on manipule avec des ficelles et les marionnettes abritant leur propre marionnettiste (de taille plus importante).


On les regarde toutes attentivement. Puis le fils de l'artiste nous montre une marionnette toute particulière. Celle-ci est assise bien sagement sur un canapé. Il s'agit d'une représentation de son grand-père décédé qui, lui aussi était éminemment reconnu dans le milieu du théatre. On s'arrête devant elle et on finit par penser qu'elle est vivante. C'est fou comment ces morceaux de bois et de tissu deviennent peu à peu vivants dans nos esprits.

Puis tout le monde s'engouffre vers l'escalier pour monter à l'étage du dessus. On est complètement époustoufflés : il y a encore plus de marionnettes qu'à l'étage inférieur! Là encore avec plein de représentations différentes. On demande alors combien de marionnettes il y a ici et le jeune homme nous répond avec un grand sourire qu'il y en a plus de 7500 entreposées dans cette maison. C'est complètement dingue et ça ferait baver n'importe quel passionné de marionnettes. Les grands enfants que nous sommes sont en tout cas totalement sous le charme.



Chacun se disperse de nouveau pour fouiller au milieu de l'immense tas. On s'arrête sur chaque visage en en décortiquant l'expression et en appréciant le travail réalisé.
On est vraiment impressionnés par cette diversité. Nous sommes dans un véritable musée privé.




On monte à l'étage du dessus où bien sûr, il y a encore de nombreuses marionnettes. On n'en finit plus.
On arrive enfin sur la porte donnant sur la terrasse. C'est bien le seul endroit de la maison où il n'y a pas de pantin entreposé. Ah finalement si, même ici on peut trouver dans un coin de la terrasse une bande de marionnettes devant le beau paysage de Bamako et du Niger. C'est vraiment génial. On profite du plein air et du soleil qui est toujours là tout en écoutant le fils de l'artiste nous parler de son père et de leurs futures réalisations.


On redescend vers l'atelier, où un marionnetiste de Yaya Koulibali nous rejoint en Jakarta. Celui-ci nous explique plus en profondeur le métier qu'il pratique, de son rôle dans les traditions et les mythes qui tournent autour de certaines marionnettes-clefs. Nous avons écouté avec passion tout en regardant au milieu de la cour un jeune apprenti animer un pantin à tête de lapin. Puis ce fut le moment du départ après que nous les ayons abondamment remerciés pour leur gentillesse et pour nous avoir offert un très bon moment d'évasion.





Ce fut encore pour nous un moment magique et impensable à la fois, qui n'en finit plus d'alimenter notre imagination.
Commentaires
1. Le mercredi 26 décembre 2007 à 18:09, par mammouth
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