Ballade en Pinasse sur le Lac Debo.
Par Benoit Fray, jeudi 27 décembre 2007 à 15:02 :: General :: #53 :: rss
Après le trekking le long de la falaise de Bandiagara nous sommes repassés par Mopti, ville de départ pour le lac Debo et pour deux jours de pinasse sur les flots tranquilles du Niger.
Nous partons donc tôt le matin. L’objectif est d’atteindre l’autre bout du lac avant la nuit.
Seydou a une fois de plus tout prévu et le petit déjeuner se fait sur la barcasse : café, thé, pain, confiture, petits biscuits, ne manque que le jus d’orange. La suite n’est que farniente sur le dos de la pinasse et on se rend vite compte que l’on a très chaud. La morsure du soleil se fait bien sentir et nous nous cachons sous le petit toit en natte avec nos chèches de touareg autour de la figure. La remontée du fleuve parait interminable, nous nous arrêtons régulièrement près de pinasses de pêcheurs pour leur acheter du poisson frais, aussitôt préparé par le chef cuistot du bateau.








La zone devient marécageuse, à vrai dire c’est sûrement un des plus grands marécages d’Afrique voire peut-être du monde. La nuit commence doucement à tomber et on se demande si on va arriver un jour. Les herbes se dégagent enfin et nous arrivons sur une étendue d’eau immense. Nous entamons alors la traversée du lac avec un superbe coucher de soleil dans le dos.










Il ne nous reste plus qu'à franchir, non sans difficultés, les hautes herbes pour rejoindre la rive. L’accostage se fait en douceur sur une grande plage de sable fin le temps de grimper derrière la petite dune pour se rendre compte que c’est en fait le désert qui vient mourir dans le lac. Le dîner de déroule tranquillement à la lueur d’un feu de bois improvisé sur le sable. Puis après quelques jeux dans le sable : tadum (tas d’hommes), dessin et "pendu", nous nous couchons.









La fatigue se fait sentir sauf pour Seiba, Djenaba, Famaka et Shaka qui se sont gavés de thé. La nuit allait donc être longue pour ces quatre-là et réservera pas mal de surprises :
Allongés la tête à l’extérieur de la tente pour regarder le ciel, Seiba et Shaka distinguent une personne juste à côté de leur tente. La surprise est grande et plutôt inquiétante. Après un léger « Bonsoir » suivi d’un « ça va ? » sans réponse, l’énergumène se lève puis se retire sans un mot. Déjà que le sommeil tardait à venir, vous imaginez bien qu'après cela, on n'a plus trop envie de se laisser aller et on se pose beaucoup trop de questions. La tête toujours à l’extérieur et aux aguets, Shaka aperçoit, en contre-lune, la silhouette d’un renard courant sur le haut de la dune. Famaga et Djenaba se « réveillent » et n’ayant rien vu de tout ça, sortent à l’extérieur pour une pause-pipi. Shaka qui n’osait plus sortir seul en profite. Au retour, sous la tente Shaka et Seiba entendent de drôles de bruits sur le haut de la moustiquaire. Le manque de lumière ne nous permettait pas de voir ce que c’était et, alors que le bruit s'intensifiait, nous appelons Famaka et sa lampe frontale à la rescousse. C’est finalement Djenaba pleine de courage qui éclaire le haut de la tente et ne constate rien de suspect. Le bruit est pourtant bien là. Nous les faisons alors entrer dans notre tente pour qu’ils arrêtent de nous prendre pour des fous. C’est finalement grâce à la frontale que nous découvrons le "poteau rose" (ou le pote aux roses, je sais plus). Ce n'était en fait que les petites pattes acérées d’un bousier (scarabée qui pousse sa bouse) qui s’agrippait à la moustiquaire. Cette série d’événements sans importance créa une atmosphère assez particulière et Seiba et Shaka décident finalement de faire comme les autres : s’enfermer dans la tente et ne pas se poser de question.
Au réveil, le lever du soleil sur le sable et sur l’eau offre un spectacle inouï et nous profitons pleinement de ce moment. Chacun y va de sa petite balade et Shaka part à la chasse aux empreintes pour vérifier qu’il n'avait pas inventé son renard. Puis il est l'heure de repartir. Le chemin ressemble à s’y méprendre à l’aller avec petit déjeuner et diner sur la pinasse, poisson fraichement pêché une fois de plus au menu. L’arrivée au couchant sur Mopti est une fois de plus d’une beauté incroyable et reposante, le ciel prend des couleurs sublimes et la température devient idéale.
















Nous ne pouvons que remercier notre guide, le grand Seydou, qui a tout organisé à la perfection et a toujours été disponible et souriant : la grande classe et un grand merci!


Nous partons donc tôt le matin. L’objectif est d’atteindre l’autre bout du lac avant la nuit.
Seydou a une fois de plus tout prévu et le petit déjeuner se fait sur la barcasse : café, thé, pain, confiture, petits biscuits, ne manque que le jus d’orange. La suite n’est que farniente sur le dos de la pinasse et on se rend vite compte que l’on a très chaud. La morsure du soleil se fait bien sentir et nous nous cachons sous le petit toit en natte avec nos chèches de touareg autour de la figure. La remontée du fleuve parait interminable, nous nous arrêtons régulièrement près de pinasses de pêcheurs pour leur acheter du poisson frais, aussitôt préparé par le chef cuistot du bateau.








La zone devient marécageuse, à vrai dire c’est sûrement un des plus grands marécages d’Afrique voire peut-être du monde. La nuit commence doucement à tomber et on se demande si on va arriver un jour. Les herbes se dégagent enfin et nous arrivons sur une étendue d’eau immense. Nous entamons alors la traversée du lac avec un superbe coucher de soleil dans le dos.










Il ne nous reste plus qu'à franchir, non sans difficultés, les hautes herbes pour rejoindre la rive. L’accostage se fait en douceur sur une grande plage de sable fin le temps de grimper derrière la petite dune pour se rendre compte que c’est en fait le désert qui vient mourir dans le lac. Le dîner de déroule tranquillement à la lueur d’un feu de bois improvisé sur le sable. Puis après quelques jeux dans le sable : tadum (tas d’hommes), dessin et "pendu", nous nous couchons.









La fatigue se fait sentir sauf pour Seiba, Djenaba, Famaka et Shaka qui se sont gavés de thé. La nuit allait donc être longue pour ces quatre-là et réservera pas mal de surprises :
Allongés la tête à l’extérieur de la tente pour regarder le ciel, Seiba et Shaka distinguent une personne juste à côté de leur tente. La surprise est grande et plutôt inquiétante. Après un léger « Bonsoir » suivi d’un « ça va ? » sans réponse, l’énergumène se lève puis se retire sans un mot. Déjà que le sommeil tardait à venir, vous imaginez bien qu'après cela, on n'a plus trop envie de se laisser aller et on se pose beaucoup trop de questions. La tête toujours à l’extérieur et aux aguets, Shaka aperçoit, en contre-lune, la silhouette d’un renard courant sur le haut de la dune. Famaga et Djenaba se « réveillent » et n’ayant rien vu de tout ça, sortent à l’extérieur pour une pause-pipi. Shaka qui n’osait plus sortir seul en profite. Au retour, sous la tente Shaka et Seiba entendent de drôles de bruits sur le haut de la moustiquaire. Le manque de lumière ne nous permettait pas de voir ce que c’était et, alors que le bruit s'intensifiait, nous appelons Famaka et sa lampe frontale à la rescousse. C’est finalement Djenaba pleine de courage qui éclaire le haut de la tente et ne constate rien de suspect. Le bruit est pourtant bien là. Nous les faisons alors entrer dans notre tente pour qu’ils arrêtent de nous prendre pour des fous. C’est finalement grâce à la frontale que nous découvrons le "poteau rose" (ou le pote aux roses, je sais plus). Ce n'était en fait que les petites pattes acérées d’un bousier (scarabée qui pousse sa bouse) qui s’agrippait à la moustiquaire. Cette série d’événements sans importance créa une atmosphère assez particulière et Seiba et Shaka décident finalement de faire comme les autres : s’enfermer dans la tente et ne pas se poser de question.
Au réveil, le lever du soleil sur le sable et sur l’eau offre un spectacle inouï et nous profitons pleinement de ce moment. Chacun y va de sa petite balade et Shaka part à la chasse aux empreintes pour vérifier qu’il n'avait pas inventé son renard. Puis il est l'heure de repartir. Le chemin ressemble à s’y méprendre à l’aller avec petit déjeuner et diner sur la pinasse, poisson fraichement pêché une fois de plus au menu. L’arrivée au couchant sur Mopti est une fois de plus d’une beauté incroyable et reposante, le ciel prend des couleurs sublimes et la température devient idéale.
















Nous ne pouvons que remercier notre guide, le grand Seydou, qui a tout organisé à la perfection et a toujours été disponible et souriant : la grande classe et un grand merci!


Commentaires
1. Le mercredi 2 janvier 2008 à 12:43, par Léa
2. Le vendredi 4 janvier 2008 à 23:13, par anelor
Ajouter un commentaire