Visite chez Alima et fête de Tabaski.
Par Benoit Fray, jeudi 27 décembre 2007 à 15:04 :: General :: #54 :: rss
Depuis notre arrivée à Bamako, nous allons régulièrement rendre visite à notre Mama Alima pour discuter, boire le thé et profiter de la brousse environnante. C’est toujours un véritable petit bol d’air et de détente. C’est l’occasion de retrouver tous les gamins et de s’allonger sur les nattes et prendre le temps.









A chacune de nos visites, de nouveaux aménagements apparaissent dans le champ. L’endroit a bien changé depuis notre arrivée : un baobab a été planté, l’eau de la rivière a disparu, le champ a été débroussaillé, le même baobab a été coupé et la maison a avancé à vitesse grand V. Elle est maintenant peinte, le carrelage est posé et à notre dernière visite les meubles étaient même arrivés. La maison est vraiment belle et agréable à vivre maintenant. Il ne manque plus que l’électricité car il y a seulement un petit groupe électrogène de camping.



Autour de la maison, la vie n’a pas trop changé et les habitudes non plus. La vieille Djeneba gère son petit monde du haut de sa chaise ou de son tabouret. Kirikou lui fait sa petite vie peinarde à poil avec sa chemise. Les femmes et les filles vaquent à leurs occupations quotidiennes. C’est agréable de retrouver notre petite famille et l’ambiance du champ.


Balla et Famaga profitent d’une de ces visites pour préparer le film pour leurs mamans respectives qui ont toutes les deux 50 ans le même jour. Tous les enfants du champ sont venus chanter "joyeux anniversaire" devant l’objectif.
Alima nous a invité à venir fêter Tabasky chez elle le 20 décembre. Cette fête musulmane est la fête du mouton aussi appelée l’Aïd. Toute la ville est envahie de moutons et chaque famille est censée en avoir un. Le jour du 20 décembre c’est un véritable génocide car tous les moutons sont égorgés au petit matin, pour ensuite manger la viande toute l’après midi et faire la fête.

Ce jour, tous les maliens et maliennes sont habillés avec leurs plus beaux boubous pour rendre visite à leur famille et profiter de cette journée spéciale. Quelques jours avant, on croise toutes les femmes, les cheveux en pétard prêtes à se faire recoiffer avec des coiffures toujours plus folles. Les rajouts de cheveux jonchent le sol des cours où les femmes coiffent leurs filles. Il faut être la plus belle pour Tabaski. Du côté des hommes, les boubous de toutes les couleurs sont de sortie avec des broderies, de la dentelle et tout ce qu’il y a de plus chic à leurs yeux. Les rues sont vides, et l’on ne croise que des gens bien habillés.






A 11h, nous arrivons chez Alima et Philippe, tous les quatre accompagnés de Nana (Anna) et Djeneba (Chloé) qui font quasiment maintenant partie de la famille aussi depuis notre dernière visite.
Tout le monde a fait un effort dans l’habillement. Balla est habillé d’un magnifique boubou en basin bleu, Shaka porte un haut de boubou à motif marron, Moussa porte un haut brodé en indigo et Famaga, un pantalon de boubou à motifs accompagné d’un grand chèche. Les filles sont très élégantes : Djeneba dans un grand boubou bleu et jaune et Nana dans une petite robe à motifs.
Elles ne garderont d’ailleurs pas longtemps leurs belles tenues car elles sont priées d’aller aider les femmes à préparer le repas. Les hommes, eux, tuent le mouton, découpent la viande et vont acheter à boire avec Philippe pour la journée.





Il est 13h quand nous attaquons le repas par les abats en sauce avec du pain. Nous ne sommes plus vraiment habitués à manger ça en France mais finalement après ce premier plat tout le monde est plus ou moins réconcilié avec le foie, les tripes, le cœur etc...


Il faut dire que la bête vient d’être tuée et que c’est très bien préparé. Les femmes de la famille se succèdent pour venir offrir un plat à Alima. Nous nous retrouvons très vite avec 6 énormes plats de riz et de viande à ne plus savoir qu’en faire. Alima nous explique le programme de l’après-midi. Après les abats, nous mangerons le tjiboudienne (plat de riz gras et viande) ensuite à quatre heures ce sera les côtelettes grillées avec du thé puis le couscous sans compter tous les plats apportés par les femmes. Nous passons l’après-midi à discuter, manger, dormir... C’est étonnamment calme. Nous pensions que ce serait la grosse fête mais finalement cela ressemble beaucoup au réveillon de Noël que nous connaissons où l’on mange ensemble en famille. La journée se termine doucement, affalés sur les nattes et nos ventres s’alourdissent peu à peu. A la nuit tombée, les discussions continuent pendant que les enfants s’endorment petit à petit autour de nous. Nous rentrons dans la nuit, ravis de notre premier Tabaski.









A chacune de nos visites, de nouveaux aménagements apparaissent dans le champ. L’endroit a bien changé depuis notre arrivée : un baobab a été planté, l’eau de la rivière a disparu, le champ a été débroussaillé, le même baobab a été coupé et la maison a avancé à vitesse grand V. Elle est maintenant peinte, le carrelage est posé et à notre dernière visite les meubles étaient même arrivés. La maison est vraiment belle et agréable à vivre maintenant. Il ne manque plus que l’électricité car il y a seulement un petit groupe électrogène de camping.



Autour de la maison, la vie n’a pas trop changé et les habitudes non plus. La vieille Djeneba gère son petit monde du haut de sa chaise ou de son tabouret. Kirikou lui fait sa petite vie peinarde à poil avec sa chemise. Les femmes et les filles vaquent à leurs occupations quotidiennes. C’est agréable de retrouver notre petite famille et l’ambiance du champ.


Balla et Famaga profitent d’une de ces visites pour préparer le film pour leurs mamans respectives qui ont toutes les deux 50 ans le même jour. Tous les enfants du champ sont venus chanter "joyeux anniversaire" devant l’objectif.
Alima nous a invité à venir fêter Tabasky chez elle le 20 décembre. Cette fête musulmane est la fête du mouton aussi appelée l’Aïd. Toute la ville est envahie de moutons et chaque famille est censée en avoir un. Le jour du 20 décembre c’est un véritable génocide car tous les moutons sont égorgés au petit matin, pour ensuite manger la viande toute l’après midi et faire la fête.

Ce jour, tous les maliens et maliennes sont habillés avec leurs plus beaux boubous pour rendre visite à leur famille et profiter de cette journée spéciale. Quelques jours avant, on croise toutes les femmes, les cheveux en pétard prêtes à se faire recoiffer avec des coiffures toujours plus folles. Les rajouts de cheveux jonchent le sol des cours où les femmes coiffent leurs filles. Il faut être la plus belle pour Tabaski. Du côté des hommes, les boubous de toutes les couleurs sont de sortie avec des broderies, de la dentelle et tout ce qu’il y a de plus chic à leurs yeux. Les rues sont vides, et l’on ne croise que des gens bien habillés.






A 11h, nous arrivons chez Alima et Philippe, tous les quatre accompagnés de Nana (Anna) et Djeneba (Chloé) qui font quasiment maintenant partie de la famille aussi depuis notre dernière visite.
Tout le monde a fait un effort dans l’habillement. Balla est habillé d’un magnifique boubou en basin bleu, Shaka porte un haut de boubou à motif marron, Moussa porte un haut brodé en indigo et Famaga, un pantalon de boubou à motifs accompagné d’un grand chèche. Les filles sont très élégantes : Djeneba dans un grand boubou bleu et jaune et Nana dans une petite robe à motifs.
Elles ne garderont d’ailleurs pas longtemps leurs belles tenues car elles sont priées d’aller aider les femmes à préparer le repas. Les hommes, eux, tuent le mouton, découpent la viande et vont acheter à boire avec Philippe pour la journée.





Il est 13h quand nous attaquons le repas par les abats en sauce avec du pain. Nous ne sommes plus vraiment habitués à manger ça en France mais finalement après ce premier plat tout le monde est plus ou moins réconcilié avec le foie, les tripes, le cœur etc...


Il faut dire que la bête vient d’être tuée et que c’est très bien préparé. Les femmes de la famille se succèdent pour venir offrir un plat à Alima. Nous nous retrouvons très vite avec 6 énormes plats de riz et de viande à ne plus savoir qu’en faire. Alima nous explique le programme de l’après-midi. Après les abats, nous mangerons le tjiboudienne (plat de riz gras et viande) ensuite à quatre heures ce sera les côtelettes grillées avec du thé puis le couscous sans compter tous les plats apportés par les femmes. Nous passons l’après-midi à discuter, manger, dormir... C’est étonnamment calme. Nous pensions que ce serait la grosse fête mais finalement cela ressemble beaucoup au réveillon de Noël que nous connaissons où l’on mange ensemble en famille. La journée se termine doucement, affalés sur les nattes et nos ventres s’alourdissent peu à peu. A la nuit tombée, les discussions continuent pendant que les enfants s’endorment petit à petit autour de nous. Nous rentrons dans la nuit, ravis de notre premier Tabaski.
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